Bussière-Galant en Haute-Vienne - Pays du chataignier

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Sites naturels

La Roche qui pleure depuis le vélorail

La légende de la roche qui pleure

Région de granit, notre pays abonde en pierres de toutes sortes aux formes curieuses. Témoins du passé, certaines d’entre elles ont une histoire.

A proximité du pont de la Dronne, dans un écrin de verdure, enchâssée dans la roche, une croix témoigne d’une ancienne légende du temps ou les âmes des morts côtoyaient encore les vivants.

En ce temps là, les habitants de Bussière-Galant, pour se rendre à Châlus suivaient le vieux chemin qui traversait la Dronne sur la chaussée de l’ancien étang du moulin de Joffreny encore visible. En passant au pied du rocher il était courant d’entendre les lamentations des âmes n’ayant pas trouvé le repos.

Inquiets les habitants en firent part au curé de la paroisse. Il fut décidé de faire une procession et d’installer une croix sur le rocher. Dès lors les lamentations cessèrent et les gens purent réemprunter le chemin sans crainte.

La Roche qui Pleure

Observez attentivement le bloc de rocher en face de vous et vous verrez de l’eau s’échapper des fissures et ruisseler à la base de celui-ci, d’où le nom de « la roche qui pleure ». La croix fichée en son sommet ne vous a pas échappé, elle est aussi liée à une légende que les anciens du pays racontaient le soir aux veillées : « En ces temps-là les âmes des morts côtoyaient encore les vivants ce qui n’était pas sans troubler la quiétude des lieux. Le chemin qui menait à l’ancien moulin en amont (maintenant disparu), était alors bien fréquenté. Les gens passant par-là la nuit entendaient des cris, des lamentations, de grands « charivaris », même au dire de certains de grande « chasse volante ». Les rumeurs de toutes sortes courraient le pays, tant et si bien que les gens se détournèrent du lieu et du moulin. Le meunier était à la peine. Il fût décidé de faire une procession et d’installer une croix sur la roche pour calmer « Las Tornas ». Depuis ce jour la roche pleure en silence, à part certains vélo-rails rentrant en retard, entre chien et loup, qui nous affirment avoir entendu quelques bruissements autour de la roche…

Légende collectée par J.P. Château.

La Dronne Le Veau d’or caché dans la Dronne

Un trésor ! Oui le père Gaucelm, laboureur, sur les terres du seigneur de Châlus-chabrol en novembre 1198… ; Oui il a déterré un trésor… ! Mais il ne s’en est pas rendu compte… !! D’abord, sur la terre retournée, des objets étranges, des chaînettes, des bracelets, des colliers,…mais tous ces objets enveloppés, enduits de terre, d’argile…ne semblaient pas être des bijoux… « Bizarre cette besogne là ! » « Qu’est-ce que c’est ?? » puis la charrue a cogné une plaque en métal…c’était un bouclier en argent…une heure après la charrue s’est bloquée, les bœufs qui tirent sont stoppés !! Alors là le père Gaucelm dégage le soc de l’araire avec une pioche…et…il trouve un genre de statue, un animal…c’était un « petit » veau en or mais souillé, enrobé de terre…Pendant que son fils (qui guidait les bœufs à la guilharda…)garde l’attelage, le laboureur prévient le régisseur du château…et dans la carriole du régisseur ils vont charger tous ces objets, ces « trouvailles »…le régisseur, lui, il devine que ce sont des bijoux, de l’or…mais bien sûr il n’en dit rien ! Et au château le bijoutier gratte la terre et confirme…c’est un trésor, de l’époque Romaine sans doute… Le seigneur de Châlus-Chabrol informe le vicomte Eymard de Limoges de la trouvaille…Richard Cœur de lion apprend la découverte du trésor, il veut voir lui-même et peut-être s’en emparer ? C’est en mars 1199 que Richard Cœur de Lion arrive à Châlus avec son capitaine Mercadier et 200 soldats, il cerne le château puis fait le tour des fortifications (à distance pourtant)…Richard s’écroule mortellement blessé à l’épaule… Le seigneur de Châlus par précaution avait caché dans la Dronne, dans les parages entre la pierre de la folle et la roche qui pleure le veau en or et…personne ne l’a jamais retrouvé… Pour l’ouverture de la pêche à la truite, un apprenti charbonnier observait, cherchait l’éventuelle cachette du veau en or…il sait bien où se trouve la Roche qui pleure et la Pierre de la Folle. Il a rencontré une grand-mère guérisseuse et devin…qui lui a dit : « le veau en or, il est dans une grotte, noyée dans la Dronne »….

Légende collectée par J.C. Jarry et J.P. Château.

Vision depuis la Pierre Pointue Légende de la Pierre Folle

Le charbonnier « Bourra Négra » et son apprentis Raymond était en train de finir de couvrir la meule de bois avec de la terre, il ne faisait pas chaud en ce mois de décembre, le vent froid perçait les vêtements des deux hommes de ses mille aiguilles. « Despaicha te de alucha lo fuoc !! » A peine ont-ils allumé le feu qu’ils percoivent des cris stridents et une longue plainte ; en même temps une ombre passe en lisière du taillis de châtaigniers. « Qu’es la folla » dit lu païr Bourra Négra. Raymond « planté » là comme une « babòia », tourne son regard interrogateur vers Bourra Négra qui lui conte alors cette vieille histoire de cette fille mère rejetée par les siens. Réfugiée dans la forêt, s’abrita sous la roche où elle perdit son enfant. La folie s’empara d’elle selon le dire des anciens. N’ayant pu trouver le repos, elle hante encore les bois autour de la « pierre de la folle » là-haut sur le sommet qui domine la Dronne.

Légende collectée par J.P. Château.

25 10 15 11 La Dronne

Longue de 190 km, la Dronne se jette dans l’Isle à Coutras (Gironde) après avoir sillonné le Périgord vert, ses villages anciens et ses mille chateaux. Elle prend naissance à Bussière-Galant, à 8 km en amont du pont de la voie ferrée qui l’enjambe. Un sentier de petite randonnée vous permettra d’en découvir ses sources, ainsi que le site de Pierre Folle.

Comme beaucoup de rivières du Pays des Feuillardiers, la Dronne a connu une intense activité autour des moulins ; des forges et des affineries où était utilisé le charbon de bois de châtaignier. Ainsi à proximité du pont de la Dronne un ancien passage à niveau perdu au milieu des bois vous conduira aux vestiges de l’ancien moulin de Joffreny.

LE MARRONNIER DE SAINT NICOLAS DE COURBEFY

Eglise Saint Niolas Courbefy Devant l’église de SAINT-NICOLAS DE COURBEFY à proximité de l’ancien cimetière entouré de pierres tombales, se trouvait un marronnier, emporté par la tempête de 1999. D’une circonférence de 5 mètres et d’une hauteur de 22 mètres, son tronc était creux jusqu’à 4 mètres. Son âge était estimé à 300-350 ans, peut-être plus. ll s’agissait d’un arbre communautaire. En effet, une très vieille tradition veut qu’au centre des villages ou près des lieux de rassemblement (lavoirs, fontaines,...) soit planté un arbre sous lequel les nouvelles étaient échangées ou commentées. ll en était de même pour fêter un événement : arbre de la Liberté. Le marronnier de Courbefy était classé parmi les arbres les plus remarquables du Pays des Feuillardiers (cf, plaquette : Les Arbres Remarquables de la Haute-Vienne - Pays des Feuillardiers, éditée par l’Association Découvede du Patrimoine Paysager et Botanique).



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