Bussière-Galant en Haute-Vienne - Pays du chataignier

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Patrimoine local

Valorisation des anciens biens de sections :

Depuis 2013, les anciens biens de sections ont été intégrés par arrêté préfectoral au domaine privé de la commune. Ils représentent une surface de prés de 100 ha répartis sur 11 biens de section. 4 biens de section concentrent plus de 90% de la surface : Chambertie (40,12ha), Le Fournial (22ha), La Renaudie (21,16ha), La Gacherie (6,5ha). Les autres biens sont : Chambertie/Bourg de Bussière-Galant (3,17ha), Brumas (2,36ha), La Chèze/Lérodie (2,36ha), La Bregère (0,68 ha), Contentigne (0,58 ha), Dronne (0,14ha), Fayollas (0,10 ha). Ils sont constitués à 30% de pacage, 30% de bois, 30% d’un mélange bois/lande, et 10% de lande. L’évolution récente montre une disparition progressive des surfaces en lande (- 74%) et en bois (-12%) vers un boisement/lande de qualité médiocre.

Toutes les opportunités de mise en valeur économiques, agricoles, forestières, environnementales sont étudiées. L’Office national des forêts a réalisé un premier inventaire du potentiel forestier de ces biens. Dans un premier temps, l’objectif est de régulariser un certain nombre de situations d’occupation et d’actualiser le plan cadastral. Il a été arrêté que les opérations de bornage correspondantes seront à la charge des demandeurs ainsi que les actes notariés. Un prix de vente au m² sera fixé en fonction de la nature du terrain (base SAFER). Il est décidé que les recettes de ces opérations seront affectées aux écoles (acquisition de matériel pédagogique, aménagement divers…).

A ce jour, deux sites font l’objet d’une action de valorisation particulière :

Lande de la Haute Renaudie La lande de la Haute-Renaudie est reconnue comme un site d’importance floristique et faunistique. Cela a valu à la lande sommitale son inscription à l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF). Un programme de valorisation de cette lande est engagé dans la cadre d’un contrat Natura 2000 en partenariat avec le Parc naturel régional Périgord Limousin. Un nouveau programme de travaux est engagé sur la période 2015-2020 : entretien des landes (fauchages annuels, broyage…), suivi des clôtures… Depuis 3 ans, chaque année une intervention des apprentis d’Auteuil a lieu pour réaliser des aménagements de mise en valeur : création d’un chemin de découverte, valorisation de la zone humide (création d’une passerelle…). Les apprentis d’Auteuil reviendront cette année du 7 au 11 mars 2016 pour poursuivre ces travaux. Enfin, il a été déposé un dossier d’inscription au PDIPR pour la création d’un sentier de découverte de ce site ou sentier des bergères.

Les apprentis d'Auteil Une intervention des apprentis d’Auteuil pour la valorisation de la zone humide de la lande de la Haute Renaudie a eu lieu de 3 au 6 mars 2015.

Lande de Puy Chabrol ou du Fournial Cette lande fait également l’objet sur une partie d’une valorisation par le Conservatoire des Espaces Naturels. Cette lande a été classée en Réserve Naturelle Régionale « Réseau des landes thermo-atlantiques » du PNR Périgord-Limousin. Une réserve naturelle régionale est un outil permettant de préserver et de valoriser un site naturel présentant un intérêt fort pour la faune, la flore, le patrimoine et la protection des milieux naturels.

Acquisition d’une parcelle forestière présentant un intérêt patrimonial Dans la continuité de l’action communale sur les biens de sections, le conseil municipal de juillet 2015 a décidé l’acquisition de deux parcelles d’environ 2ha au lieu-dit « le Grand Taillis de Charbonnier », dans un objectif de préservation d’un patrimoine naturel original. En effet, le Parc Naturel Régional Périgord Limousin et les Espaces Naturels du Limousin ont confirmé l’intérêt écologique de ces parcelles avec la présence d’une colonie de chiroptères nichant dans une ancienne galerie de mine d’or,

Mise en valeur du petit patrimoine local L'eau claire de la fontaine Un premier recensement de ce petit patrimoine a été réalisé : fontaine de Peyrussas, lavoir de la Gare et du Bourg, bascule publique… Un programme progressif de mise en valeur sera engagé. Ainsi, une convention de 5 ans pour la mise en valeur de la fontaine de Peyrussas (présence également d’un lavoir à topinambours) a été signée avec les propriétaires concernés. Dans la perspective de la mise en place de chantiers d’insertion, des travaux sont en cours d’évaluation pour la rénovation du lavoir de la gare et de la bascule publique. Enfin, il a été décidé d’adhérer à la Fondation du Patrimoine. Elle apporte une aide pour mobiliser l’épargne locale sur des projets de rénovation du patrimoine. Fontaine et lavoir de Peyrussas

Eglise Bussière-Galant L’Eglise de Bussière-Galant

Chef-lieu d’une paroisse très ancienne, autrefois prieuré-cure de l’archiprêtré de Nontron, l’église de Bussière-Galant a été érigée à quelque distance du chemin antique reliant Châlus à Saint-Yrieix, sur un site gallo-romain dont rien n’a été retrouvé (Bussière, de Buxus, le Buis).

L’ancienneté de l’église est attestée par son vocable, elle est une des quatre-vingt quinze églises ou chapelles du Limousin dédiées à Saint-Martin. C’est une construction du XIIème siècle, mais la partie la plus importante a été reconstruite en 1497.

A remarquer, l’existence d’un clocher-logis de deux étages datant du XVIIème siècle, l’un des rares existants en Haute-Vienne.

Deux bonnes fontaines, toutes deux dédiées à Saint-Martin, très fréquentées autrefois, se trouvaient dans son voisinage.

Depuis la dernière guerre la procession traditionnelle du dimanche après la St Martin ne se fait plus. A l’eau de la première fontaine on demandait la guérison des rhumatismes et des maux de tête, à l’eau de la seconde que l’on buvait, celles de la maladie des yeux, des oreilles et de la gorge.

APERCU HISTORIQUE SUR COURBEFY Village Courbefy Village Courbefy 2

Courbefy, point culminant de la région, avec une altitude de 554 mètres, est un site remarquable situé sur une hauteur au milieu des bois, facile à protéger et disposant d’eaux très pures, facteur indispensable à la vie. A la période gauloise, un oppidum y aurait été aménagé, sur lequel au moins deux forteresses successives ont été édifiées. De ces différentes occupations, il reste aujourd’hui une motte cernée de deux fossés concentriques. Ce sont les gallo-romains qui ont donné à ce lieu le nom qu’il porte : "Curvifines", le "pays courbe" dont l’ancien occitan a fait "Courbafin" qui signifie "frontière" ou territoire, pour devenir plus tard Courbefy (d’après H. Gouby).

Courbefy apparaît dans les textes en 1252. Le château semble avoir été créé par les vicomtes de Limoges au milieu du Xlllème siècle, sur une terre de l’abbaye de Saint-Yrieix. En 1306, parce que le château est l’un des plus forts de la région, le roi deFrance se l’approprie, en même temps que Châlus et Châlucet. Courbefy devient forteresse royale jusqu’en 1317, lorsque Ie roi la confie en baronnie.Durant la guerre de Cent-Ans, Courbefy est l’une des forteresses les plus disputées. Vers 1370, le château est pris par les Anglais qui y restent jusqu’en 1406. Un texte de 1388 parle des "pillardis Anglicorum stabilisse Curvifinii alias de Corbaffi".

En 1405, le Connétable de France met le siège devant Courbefy, avec 800 hommes d’armes, car la possession de cette forteresse apparaissait essentielle pour la suite de la guerre en Guyenne. Le "castrum" est dit d’accès malaisé car l’oppidum étant sis sur une forte colline, protégé de solides et très hautes murailles, munis de plusieurs tours, et spacieux. Le siège, conduit à l’aide de nombreuses machines de guerre, dure 3 mois. Les assiégés, affamés, repoussent cependant tous les assauts : Finalement, c’est un pacte qui amène la garnison à se rendre contre la vie sauve. Le chroniqueur dit aussi qu’à la suite de l’annonce de la chute de Courbefy, 13 places des envions se rendent spontanément aux Français. Le château appartient alors au sire d’Albret, qui y place des capitaines de garnison durant les XVème et XVIème siècles. En 1535, le château est, par manque d’entretien, en très mauvais état : "ung beau grant chasteau mais est sans couverture".

Avec les guerres de Religion, le château reprend du service : en 1591, il est occupé par un ligueur qui le rend habitable. ll est assiégé avec force artillerie. En 1594, "Courbefy" est dit "chasteau ancien à présent ruiné". En 1600, Courbefy est vendu au sieur de Jumilhac. Le château n’est plus habité. ll est définitivement démantelé par les habitants de Limoges en 1660, car il servait de repaire à des bandits. On le fit donc sauter à la poudre, ce qui explique la présence actuelle de gros blocs de murailles qui ne sont pas encore désagrégés, en dépit des intempéries et des siècles. Depuis lors, cet énorme amas de pierres a servi à la construction de maisons et de fermes, à Courbefy, à Saint-Nicolas, à Bussière-Galant et dans divers hameaux aux alentours. A la fin des années 70, Courbefy perdait son dernier habitant, pour devenir un village de vacances. Aujourd’hui, ce site est toujours très visité pour ses fontaines guérisseuses, les ruines du château et sa petite chapelle placée sous le vocable de St Eutrope (Dans la dallage, pierres tombales).

Sources : C. REMY - Mémoire de D.E.A. - Poitiers - lnédit – 1995

LES LEGENDES DE COURBEFY

La cuisinière de Courbefy C’était pendant la guerre de cent ans. Courbefy était assiégé depuis plusieurs jours par les Anglais qui se rendirent compte qu’ils n’arriveraient à rien par les armes et qu’il leur fallait employer la ruse. lls firent donc savoir dans le pays que la personne qui ferait prendre Courbefy "n’aurait plus besoin de rien pendant le reste de sa vie". En ces temps de misère, l’offre tenta une cuisinière de la place qui, un soir, indiqua la poterne aux Anglais en tenant au dessus de sa tête une nappe trempée dans l’huile et allumée. Les Anglais prirent la place. lls mirent la cuisinière dans un tonneau dont l’intérieur avait été garni préalablement de couteaux. Le tonneau fut précipité du haut de la butte de Courbeÿ et effectivement, à compter de ce jour, la cuisinière n’eut jamais besoin de rien...

La ville de Lebret La tradition veut qu’il ait eu autrefois, au sommet de Courbefy, une grande ville appelée Lebret, qui était peuplée de plusieurs milliers d’habitants. Cette cité a disparu mystérieusement. La vérité sur cette ville légendaire serait la suivante. Tous les historiens en effet sont d’accord pour admettre que Lebret est une corruption d’Albret qui devait désigner au XVIème siècle le groupement formé par le château de Jeanne d’Albret et les habitations de ses tenanciers. Ceci est d’autant plus probable que la tradition a conservé un souvenir touchant de Jeanne d’Albret.

LES BONNES FONTAINES DE COURBEFY

Parmi les quatre éléments qui, selon les anciens, forment l’ensemble des choses existantes : la terre, l’eau, le feu, l’air ; l’eau, élément vital, a été dès les origines, valorisée, en particulier la source, spontanée issue de la terre, elle-même vénérée. Ainsi, sont nées les Bonnes Fontaines (en occitan, las bounas founts) auxquelles on prête toutes sortes de vertus : pouvoir de guérison, de procurer une faveur, d’exaucer un vœu, ... Les Bonnes Fontaines de Courbefy sont parmi les plus réputées de la Haute-Vienne.

Bonnes Fontaines 1 La première, un peu à l’écart, est pour les amoureux et soigne le mal de dents (ne dit-on pas mal de dent, mal d’amour !) ;

Bonnes Fontaines 2 la seconde soigne les rhumatismes ;

Bonnes Fontaines 3 enfin la troisième est un puits sûr lequel a été construit un dôme, près duquel se trouve une croix couverte d’ex-voto ; elle est connue pour guérir le mal des saints et les maladies des animaux.

Le culte des sources remonte à une époque très ancienne ; les Gaulois le pratiquaient déjà. Il est probable qu’il y ait eu, au Moyen-Age, une multiplication de ces bonnes fontaines. L’église en patronnant souvent par un saint ces sources bienfaisantes, s’efforça de modifier peu à peu ces pratiques par la célébration d’une messe en plein air ou tout au moins, par une visite à l’église. Ainsi, une messe a lieu traditionnellement le premier dimanche à de Mai à Courbefy, pour célébrer Saint Eutrope, le patron des bonnes fontaines. En dehors des cas simples, là recherche de la fontaine à laquelle devait être conduit un malade était une affaire à de spécialiste. Ce spécialiste était souvent une femme que l’on appelait la « recommandeuse », ou « metteuse de part". Elle faisait brûler des branches de jeune noisetier (ou coudrier), puis laissait tomber le charbon dans un récipient rempli d’eau en invoquant plusieurs noms de saints jusqu’à ce que le charbon s’enfonce dans l’eau, désignant ainsi la fontaine propice.

La dévotion aux bonnes fontaines se traduit souvent par des offrandes afin de remercier pour une guérison obtenue ou un vœu exaucé. Elles constituent ce que nous appelons des ex-votô : linges, vêtements et coiffures des malades ou, lorsqu’il s’agissait de bétail : colliers, anneaux d’attelage. Inversement, pour obtenir une guérison, une faveur ou la réalisation d’un vœu, on jette dans la fontaine une pièce de monnaie, des épingles, les crins ou poils d’animaux qu’on s’efforce de coincer dans un rocher.



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